L’AFDH et 29 organisations exhortent les pays du Golfe à débloquer les appels par Internet

L’AFDH et 29 organisations exhortent les pays du Golfe à débloquer les appels par Internet

Paris – Face à la propagation du coronavirus dans le Golfe, l’Association Francophone pour les Droits de l’Homme (AFDH) s’est jointe à 29 organisations de défense des droits humains pour appeler les gouvernements respectifs d’Oman, du Qatar et des Émirats arabes unis (EAU) à débloquer les appels par internet.

L’AFDH et 29 organisations dont Access Now, Human Rights Watch et Digital Rights Foundation, ont signé une déclaration conjointe exhortant les gouvernements du Golfe à lever définitivement l’interdiction sur les plateformes de voix sur IP (VoIP), y compris Skype, FaceTime, Whatsapp et autres.

Les pays du Golf bloquent depuis des années plusieurs applications permettant d’effectuer des appels vocaux et vidéos, disant vouloir protéger les intérêts commerciaux de leurs services publics de télécommunications. Cela a causé de sérieux problèmes pour les habitants de ces pays, en particulier la majorité des travailleurs immigrés et les résidents étrangers qui ont besoin de joindre et de communiquer avec leurs familles à l’étranger.

Face à la pandémie de Covid-19, les Emirats arabes unis et Oman ont assoupli les restrictions imposées à certaines applications mais seulement de manière provisoire.

Ils ont débloqué des applications permettant l’apprentissage à distance comme Microsoft Teams, Skype for Business, Google Hangouts, et Zoom. Mais WhatsApp, Skype et FaceTime restent bloquées.

En pleine pandémie de Covid-19, il est urgent pour les pays du Golfe de lever définitivement toutes les restrictions sur les plateformes VoIP et de faciliter l’accès complet de leurs citoyens à un Internet sécurisé et fiable.

« Les  gouvernements des EAU, d’Oman, du Qatar doivent débloquer l’accès à tous les appels vocaux et vidéo sur Internet, non seulement pendant la crise du coronavirus, mais de façon permanente », a déclaré Marwa Fatafta, responsable politique de la région Mena d’Access Now.  “La crise actuelle montre à nouveau pourquoi de telles interdictions sont une mauvaise idée. Les gens ont le droit fondamental de travailler, d’apprendre, de recevoir des informations et de se connecter avec les autres en ligne. Il ne devrait pas appartenir aux gouvernements de décider quand et comment. »

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