La Mauritanie Sévit Contre l’Opposition
Mauritanian security patrol the street as people go to the polls on June 22, 2019 in Nouakchott, to vote in national presidential elections. - Mauritanians voted on June 22, for a new president as the incumbent leader warned that only his chosen successor can maintain stability in the West African country, while the opposition said it saw "worrying signs" of election irregularities. (Photo by SIA KAMBOU / AFP)

La Mauritanie Sévit Contre l’Opposition

Paris – Les autorités mauritaniennes ont réprimé les militants de l’opposition et leurs partisans afin d’empêcher toute tentative de protestation contre les élections présidentielles controversées, a déclaré aujourd’hui l’Association Francophone pour les Droits de l’Homme (AFDH).

«Les autorités mauritaniennes ont arrêté arbitrairement des dizaines de militants et de blogueurs, ainsi que des personnalités favorables à l’opposition, et ont utilisé la force contre plusieurs d’entre eux. Le gouvernement a également coupé l’accès à Internet pendant plusieurs jours; Ces mesures reflètent l’utilisation de la répression par la Mauritanie pour réprimer toute forme de dissidence pacifique dans le pays, ce qui constitue une violation flagrante des conventions et pactes internationaux », a ajouté l’AFDH.

Une autre question importante pour l’AFDH est que les autorités mauritaniennes se doivent de respecter  les obligations qui leur incombent en vertu du droit international des droits de l’homme, ce qui implique un gel immédiat de son recours à la force pour réprimer les manifestations appelant à un changement politique, et s’abstenir d’arrêter des personnes pour avoir exprimé leur désaccord.

L’AFDH avertit que la situation dans le pays est critique car les autorités ont recours à la force pour réprimer l’opposition et faire en sorte que les manifestations publiques n’empêchent pas la passation du pouvoir entre les mains du président Mohamed Ould El Ghazouani – soutenu par l’ancien président – qui fait l’objet d’une controverse a remporté les élections contestées avec 52% des voix.

Ce à quoi la Mauritanie assiste ces jours appelle une intervention internationale immédiate pour forcer les autorités à mettre un terme à ses violations des droits de l’homme et à mettre fin à la répression des libertés civiles et du droit à la dissidence.

Fermer le menu