AFDH : La communauté internationale doit agir pour protéger les civils en Libye

AFDH : La communauté internationale doit agir pour protéger les civils en Libye

Paris – Le jeudi 23 septembre 2020, l’Association Francophone pour les Droits de l’Homme (AFDH) a participé à une table ronde en ligne sur les meurtres de civils en Libye.

Dans la conférence organisée par Human Rights Solidarity et l’Institut International des Droits de l’Homme et du Développement, l’AFDH a exprimé ses préoccupations concernant la poursuite et l’augmentation des violences et des attaques contre les civils en Libye et dans d’autres zones de conflit, en déclarant : « les forces étrangères présentes en Libye doivent se retirer immédiatement. Les responsables d’actes de violence doivent être traduits en justice ».

La discussion s’est concentrée en particulier sur les nouvelles preuves révélées par la BBC, alléguant la responsabilité des Emirats arabes unis (EAU) dans le raid aérien de Tripoli qui a tué 26 cadets non armés à l’Académie militaire de Libye le 4 janvier 2020.

« Les civils libyens paient le prix de la guerre par procuration menée par des acteurs étrangers qui agissent avec impunité, au mépris des droits de l’homme et du droit international », a déclaré Asma ben Hadj Hassen, chercheuse à l’AFDH.

Jumaa Al-Amami, président de Human Rights Solidarity, a appelé le gouvernement d’accord national en Libye à déposer une plainte devant la Cour internationale de justice contre les EAU afin de mettre fin à ses violations contre les civils en Libye et de mettre fin à l’intervention étrangère dans les affaires libyennes.

Au cours de cette discussion, Uthman bin Amara, père d’une des victimes du bombardement de l’Académie militaire a déclaré : « Mon fils, Muzaffar, a rejoint l’Académie militaire pour contribuer à la restructuration de l’armée libyenne, espérant faire partie d’une armée de paix et non de guerre » et a ajouté : « Ce qui s’est passé à l’Académie militaire est un véritable massacre, une folie et une guerre inhumaine menée par le criminel de guerre Haftar et ses partisans ».

La chercheuse de l’AFDH a noté que l’enquête de la BBC s’est réalisée grâce aux efforts des organisations de la société civile et des familles des victimes qui luttent contre l’impunité, exposent les crimes de guerre et éclairent le public sur ce qui se passe en Libye. Ben Hadj Hassen a ajouté : « Les sessions du Conseil des droits de l’homme qui se déroulent actuellement à Genève incarnent une occasion importante pour la communauté internationale de prouver sa volonté sérieuse de protéger les civils et de faire respecter les droits de l’homme et le droit international ».

L’AFDH confirme l’importance de dénoncer tous les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme commis en Libye, ainsi que dévoiler l’identité des auteurs pour les poursuivre en vertu du droit international.

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